Dengue, chikungunya, paludisme : ce qui change dans les recommandations sanitaires aux voyageurs

Chaque année, le Haut Conseil de la santé publique met à jour ses recommandations sanitaires aux voyageurs, la référence utilisée par les médecins, pharmaciens et centres de vaccination internationale. L’édition 2026, publiée cet été, apporte plusieurs changements concrets sur la dengue, le chikungunya et le paludisme, avec pour la première fois des cartes de risque détaillées par destination.

Deux vaccins repensés : dengue et chikungunya

Le vaccin contre la dengue, le Qdenga, voit ses indications élargies : il est désormais recommandé dès l’âge de 6 ans, quels que soient les antécédents personnels de dengue ou la présence de comorbidités. Une évolution notable, puisque les précédentes recommandations réservaient surtout cette protection à des profils plus ciblés.

Pour le chikungunya, la vaccination est désormais recommandée dès 12 ans pour les séjours en zone à risque. Deux vaccins sont disponibles, l’Ixchiq et le Vimkunya, mais les autorités sanitaires appellent à la prudence : des réserves sont émises sur la tolérance du premier chez les personnes âgées ou fragiles, qui devront en discuter avec un professionnel de santé avant de partir.

Le paludisme, une carte des risques inédite

Nouveauté marquante de cette édition : des cartes d’évaluation du risque de paludisme sont mises à disposition pour la première fois, destination par destination, accompagnées de fiches synthétiques rappelant les grands principes de prévention selon la zone visitée. Le paludisme continue de circuler activement à Madagascar, aux Comores, en Afrique subsaharienne (y compris en Afrique du Sud), en Inde et en Asie du Sud-Est. Ces outils doivent permettre aux professionnels de santé d’adapter plus finement le traitement préventif proposé à chaque voyageur, plutôt que de raisonner par grande zone géographique.

Ce que ça change concrètement avant de partir

Pour qui prépare un séjour hors d’Europe, quelques réflexes s’imposent avec cette mise à jour :

  • Consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales au moins un mois avant le départ, certains schémas vaccinaux nécessitant plusieurs injections ;
  • Se renseigner sur la carte de risque spécifique à sa destination plutôt que de se fier à des recommandations générales par continent ;
  • Ne pas négliger la protection anti-vectorielle (répulsifs, moustiquaires, vêtements couvrants), qui reste la première ligne de défense contre les maladies transmises par les moustiques ;
  • Anticiper ces démarches administratives et médicales avec la même rigueur que la réservation du séjour, alors que septembre s’impose désormais comme une nouvelle haute saison touristique pour de nombreux Français.

Cette logique de prévention en amont rejoint une tendance plus large observée en France, où le bilan de prévention proposé par les professionnels de santé gagne du terrain, quel que soit l’âge du patient.

Une vigilance particulière pour Mayotte

Les autorités sanitaires signalent une vigilance renforcée pour Mayotte, où des cas autochtones de chikungunya sont réapparus récemment. Ce point rappelle que les recommandations ne concernent pas uniquement les destinations lointaines et exotiques : certains territoires français ultramarins sont eux aussi concernés par ces mises à jour. Pour les voyageurs qui hésitent encore entre une destination française et un séjour à l’étranger, cette actualité s’ajoute à d’autres critères déjà observés cette saison, alors que certaines régions françaises comme la Bretagne progressent dans les préférences de vacances au détriment de destinations plus classiques.

Questions fréquentes

Qui doit consulter les recommandations sanitaires aux voyageurs ?

Elles sont rédigées pour les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes) qui conseillent les voyageurs, mais toute personne préparant un séjour hors d’Europe a intérêt à en discuter avec son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales.

Le vaccin contre la dengue est-il obligatoire pour voyager ?

Non, aucun de ces vaccins n’est obligatoire pour entrer dans un pays. Ce sont des recommandations médicales de prévention, adaptées au profil du voyageur et à sa destination.

La protection anti-moustique reste-t-elle utile si l’on est vacciné ?

Oui, la vaccination ne dispense pas de la protection anti-vectorielle. Aucun vaccin ne couvre l’ensemble des maladies transmises par les moustiques, d’où l’importance de maintenir répulsifs et moustiquaires en complément.

Sources

Le Moniteur des Pharmacies
Vidal.fr
Haut Conseil de la santé publique

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Quentin
Signature éditoriale de la rédaction de elixus.org — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Latest news

Related news

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.