Un nouvel acteur va bientôt s’inviter dans le parcours du bilan de prévention des Français : le kinésithérapeute. Un arrêté publié au Journal officiel le 2 août 2026 ouvre à cette profession la possibilité de réaliser ces entretiens de santé, jusqu’ici réservés aux médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes. La mesure entrera en vigueur le 1er octobre 2026, avec un objectif affiché : rendre le dispositif plus accessible sur l’ensemble du territoire.
Un dispositif déjà installé, un cercle de professionnels élargi
Conçu pour repérer tôt les facteurs de risque et encourager de meilleures habitudes de vie, le programme national Mon Bilan Prévention s’adresse à quatre tranches d’âge charnières :
- 18-25 ans
- 45-50 ans
- 60-65 ans
- 70-75 ans
Jusqu’à présent, seule une liste restreinte de professionnels de santé pouvait conduire ce rendez-vous. En y intégrant les kinésithérapeutes, le ministère de la Santé cherche à réduire les délais d’accès, dans un contexte où trouver un créneau rapide chez un médecin reste compliqué dans plusieurs territoires. Concrètement, cela signifie davantage de points d’entrée possibles pour un même service, sans changer la nature de l’accompagnement proposé aux patients.
Ce que contient un bilan de prévention
L’entretien dure généralement entre trente et quarante-cinq minutes. Le patient y fait le point sur sa santé et ses habitudes de vie : sommeil, alimentation, activité physique, moral. À l’issue de l’échange, un plan personnalisé d’actions est formalisé, puis versé au dossier médical partagé et transmis au médecin traitant, sauf opposition du patient. Selon les besoins identifiés, le rendez-vous peut également déboucher sur un acte complémentaire facturable, comme une vaccination ou la remise d’un kit de dépistage du cancer colorectal.
Une rémunération encadrée
La consultation est prise en charge : le professionnel qui la réalise perçoit 30 euros en métropole, et 31,50 euros dans les départements et régions d’outre-mer. Les kinésithérapeutes volontaires doivent signaler leur participation au dispositif via la plateforme Santé.fr, à l’image de ce que font déjà les médecins et pharmaciens engagés. Les modalités pratiques détaillées figurent sur le site du ministère de la Santé, qui doit encore préciser les outils de communication mis à disposition des patients pour identifier les cabinets participants.
Prévenir plutôt que guérir : une tendance de fond
Cette évolution s’inscrit dans une logique plus large : miser sur la prévention au quotidien plutôt que sur le seul soin curatif, à l’image des efforts déployés dans le champ de la santé et du bien-être au quotidien. Pour les tranches d’âge les plus jeunes comme pour les plus âgées, cette nouvelle porte d’entrée vient compléter les dispositifs existants d’accompagnement des seniors et des jeunes adultes. Reste à savoir si d’autres professions de santé rejoindront à leur tour la liste des acteurs habilités dans le champ plus large de la santé publique — une piste régulièrement évoquée par les représentants professionnels.
Pour les cabinets de kinésithérapie, cette ouverture représente aussi une évolution de leur rôle auprès des patients : au-delà de la rééducation, ils deviennent un point de contact reconnu pour amorcer un dialogue plus large sur le mode de vie. De quoi, à terme, désengorger un peu les agendas des médecins généralistes sur ce créneau spécifique, sans se substituer à un suivi médical classique en cas de besoin identifié.
Questions fréquentes
À partir de quand les kinésithérapeutes pourront-ils réaliser un bilan de prévention ?
La mesure entre en vigueur le 1er octobre 2026, conformément à l’arrêté du 28 juillet 2026 publié au Journal officiel le 2 août 2026.
Qui est concerné par le dispositif Mon Bilan Prévention ?
Quatre tranches d’âge sont ciblées : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans, à des moments charnières de la vie.
Le bilan de prévention est-il gratuit pour le patient ?
Oui, la consultation est prise en charge par l’Assurance maladie ; le professionnel de santé qui la réalise perçoit 30 euros en métropole et 31,50 euros en outre-mer.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale