Sur les courts français, une petite balle jaune et une raquette pleine de trous sont en train de bouleverser les habitudes sportives du pays. Le padel ne cesse de gagner du terrain, au point de franchir en 2026 un cap que peu d’observateurs avaient anticipé il y a seulement cinq ans.
Un cap historique franchi cet été
Selon la Fédération Française de Tennis (FFT), qui gère la discipline en France, le pays comptait 174 828 licenciés padel en août 2026. Un chiffre qui a permis de dépasser, quelques semaines plus tôt, la barre symbolique des 100 000 licenciés, une première pour ce sport hybride entre le tennis et le squash, apparu au Mexique dans les années 1960 avant de conquérir l’Espagne puis la France.
Ce nombre de licenciés ne reflète toutefois qu’une partie de la réalité du terrain. Plusieurs rapports spécialisés sur le secteur estiment la population totale de pratiquants, licenciés ou occasionnels, à environ 1 050 000 personnes en France au début de l’année 2026, loisir compris.
Des infrastructures qui poussent partout
Cette popularité s’accompagne d’un maillage territorial en pleine expansion. Le pays compte désormais plus de 1 200 clubs proposant du padel et près de 3 200 terrains, contre une poignée de complexes confidentiels au début des années 2020. La progression annuelle du nombre de pratiquants dépasserait régulièrement 30 % par an depuis le début de la décennie, un rythme rarement observé dans le monde du sport amateur.
- Plus de 174 000 licenciés FFT en août 2026
- Environ 1 200 clubs et 3 200 terrains sur le territoire
- Une croissance annuelle supérieure à 30 % depuis 2020
- Une pratique quasi paritaire, accessible dès le plus jeune âge
Pourquoi un tel engouement
Plusieurs facteurs expliquent cette progression. Le padel se joue en double sur un court fermé par des vitres, ce qui limite les balles perdues et rend le jeu accessible à des débutants dès les premières minutes. Contrairement au tennis, la technique demandée est plus légère, ce qui favorise une pratique conviviale entre amis ou en famille. Les collectivités et les enseignes privées y voient aussi une opportunité économique : la construction d’un terrain coûte généralement moins cher qu’un court de tennis classique et permet une meilleure rotation des créneaux horaires.
La FFT a par ailleurs engagé une réforme de ses licences : à compter de la saison 2026-2027, une licence unique « Club FFT » permettra d’accéder indifféremment au tennis, au padel, au beach tennis et au pickleball, disciplines cousines elles aussi en plein essor. Cette simplification administrative pourrait encore accélérer les passerelles entre pratiquants.
Ce que cela change pour les amateurs de loisirs et de sport
Pour qui cherche une activité physique à pratiquer en famille ou entre collègues, le padel s’impose comme une option accessible, y compris pour les équipements nécessaires, souvent proposés à la location dans les clubs. Les tarifs restent toutefois variables selon les régions, et la forte demande entraîne parfois des listes d’attente aux heures de pointe dans les clubs les plus recherchés. Quelques astuces simples, comme réserver en semaine ou privilégier les créneaux du matin, permettent souvent de contourner cette affluence.
Questions fréquentes
Faut-il être un bon joueur de tennis pour se mettre au padel ?
Non. Le padel se joue avec une raquette sans cordage et une balle moins rapide que celle du tennis, ce qui rend la prise en main beaucoup plus simple pour un débutant, même sans expérience préalable en sports de raquette.
Combien coûte une séance de padel en club ?
Les tarifs varient selon les régions et les horaires, généralement entre 8 et 16 euros par joueur et par heure en club privé, hors location de matériel lorsque celle-ci est nécessaire.
La licence unique « Club FFT » change-t-elle quelque chose pour les pratiquants occasionnels ?
Elle simplifie surtout l’accès à plusieurs disciplines avec une seule cotisation à partir de la saison 2026-2027, mais la pratique en loisir libre, sans compétition, ne nécessite pas toujours une licence selon les clubs.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale