Le poulet est devenu la viande préférée des Français, et l’appétit ne faiblit pas. Mais derrière les rayons bien fournis des supermarchés se cache une réalité plus tendue : la production française ne suit plus le rythme de la demande, et l’écart se comble chaque année un peu plus par des importations massives.
Une consommation en hausse constante
Selon les chiffres de l’interprofession ANVOL, chaque Français a consommé en moyenne 31,7 kg de volaille en 2025, dont 25,6 kg de poulet, soit une progression de 3,3 % par rapport à 2024. Une hausse portée par un prix d’achat resté compétitif et une image de viande simple à cuisiner, au moment même où le flexitarisme progresse chez une partie des Français qui réduisent leur consommation de viande rouge sans l’exclure complètement.
Une production qui peine à suivre
Face à cette demande, la production française de poulet a certes progressé de 1,7 % en 2025, retrouvant tout juste son niveau de 2019. Mais l’écart avec la consommation ne cesse de se creuser. « Pour répondre à la demande, il faudrait qu’on double », résumait récemment un éleveur cité par franceinfo, qui pointe des difficultés d’agrandissement et des délais administratifs qui freinent l’investissement dans de nouveaux bâtiments d’élevage.
Cette tension s’ajoute à un contexte agricole déjà sous pression : entre sécheresse et hausse des coûts de production, les filières d’élevage peinent à investir sereinement, tandis que le manque de main-d’œuvre agricole complique encore l’agrandissement des exploitations.
Le poids grandissant des importations
Conséquence directe de ce déséquilibre : le taux d’autosuffisance de la France en poulet est tombé à 67 % en 2025, contre 70,7 % un an plus tôt. Plus d’un poulet sur deux consommé en France est désormais importé, majoritairement depuis l’Union européenne, la Pologne en tête. Les filets de poulet, produit le plus importé, ont dépassé les 415 000 tonnes en 2025, en hausse de 9,2 % sur un an.
La balance commerciale de la filière volaille affiche un déficit record de 1,72 milliard d’euros pour l’année 2025, pour près d’un million de tonnes de produits importés. À cela s’ajoutent les pertes liées aux épisodes d’influenza aviaire, chiffrées à 60 millions d’euros pour la filière sur 2025-2026 selon l’ANVOL.
Questions fréquentes
Pourquoi les Français mangent-ils autant de poulet ?
Le poulet reste une viande perçue comme peu coûteuse, simple à cuisiner et compatible avec une alimentation qui cherche à réduire, sans l’exclure, la consommation de viande rouge.
D’où viennent les poulets importés en France ?
La majorité des importations proviennent d’autres pays de l’Union européenne, la Pologne étant le principal fournisseur, notamment pour les filets de poulet.
La production française peut-elle rattraper la demande ?
Les éleveurs évoquent des freins concrets : délais administratifs pour agrandir les élevages et manque de main-d’œuvre, qui limitent la capacité de la filière à augmenter rapidement ses volumes.
Sources
- franceinfo — Explosion de la consommation de poulet, les éleveurs français démunis face à la demande
- ANVOL — Chiffres clés de la volaille
- ANVOL — Balance commerciale : toujours plus de poulets importés en France
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale