Apprentissage 2026 : des milliers de jeunes toujours sans entreprise à la rentrée

À la rentrée 2026, des milliers de jeunes en contrat d’apprentissage n’ont toujours pas trouvé d’entreprise pour les accueillir. La ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle, Sabrina Roubache, a appelé les employeurs à accélérer leurs recrutements, alors que le chômage des 15-24 ans atteint 21,6 % et que plus de 400 000 postes restent vacants dans le pays.

Une rentrée sous tension pour les futurs apprentis

Chaque année, la période estivale est décisive pour les candidats à l’apprentissage : c’est durant ces semaines que la majorité des contrats se signent avant la rentrée scolaire. Or, une partie des jeunes inscrits dans des centres de formation d’apprentis (CFA) se retrouve encore, fin août, sans entreprise d’accueil. Le taux de chômage des 15-24 ans a progressé de 0,4 point en trois mois et de 2,5 points sur un an, pour atteindre 21,6 % au deuxième trimestre 2026 — un contexte qui rend l’enjeu d’autant plus sensible pour les jeunes concernés.

Face à cette situation, la ministre a lancé un appel direct aux employeurs, y compris dans le secteur public, pour qu’ils accueillent davantage de jeunes en alternance avant la reprise des cours, dans un marché du travail où plus de 400 000 postes resteraient non pourvus.

Des aides « sanctuarisées », mais revues à la baisse pour les grandes entreprises

Le gouvernement affirme avoir sanctuarisé les crédits consacrés à l’apprentissage pour 2026. Dans le détail, l’aide à l'embauche versée aux petites entreprises est maintenue sans nouvelle baisse annoncée, tandis que celle destinée aux grandes entreprises est ramenée à 2 000 euros par contrat, contre 5 000 euros auparavant. D’autres mesures d’accompagnement ont été annoncées, comme l’ouverture de places supplémentaires en internat pour les apprentis ou un dispositif de leasing social de voitures sans permis destiné aux jeunes des zones rurales, afin de faciliter leurs déplacements vers l’entreprise ou le centre de formation.

Le sujet ne fait toutefois pas l’unanimité sur le terrain du financement global de l’apprentissage : plusieurs voix, dont celle de Régions de France, ont dénoncé un désengagement de l’État sur certains volets, les collectivités régionales estimant manquer de visibilité budgétaire pour accompagner durablement la montée en charge du dispositif. Un Conseil national de la refondation consacré à l’attractivité des filières professionnelles est par ailleurs annoncé pour le mois d’octobre.

  • Un appel aux employeurs pour accueillir davantage d’apprentis avant la rentrée ;
  • Des aides à l'embauche reconduites pour sécuriser les recrutements des entreprises ;
  • Un financement contesté par les Régions, en charge de la formation professionnelle sur le terrain.

Un dispositif qui a connu une croissance forte ces dernières années

L’apprentissage s’est fortement développé en France depuis la réforme de 2018 : le nombre de nouveaux contrats est passé d’environ 295 000 en 2017 à près de 879 000 en 2024, année où le pays a dépassé le cap du million d’apprentis en formation. Cette dynamique a permis à de nombreux jeunes d’accéder à une qualification tout en travaillant, mais elle interroge aussi sur la soutenabilité budgétaire du système à moyen terme, alors que les pouvoirs publics cherchent à maîtriser la dépense sans casser la dynamique de recrutement.

Pour les familles et les jeunes concernés, l’enjeu immédiat reste très concret : trouver une entreprise avant la rentrée, sous peine de voir leur projet de formation retardé d’une année. Retrouvez d’autres analyses dans notre rubrique Emploi – Formation – Enseignement, ou consultez nos articles sur l’économie et la finance et sur la vie en entreprise et société.

Questions fréquentes

Pourquoi certains apprentis n’ont-ils pas d’entreprise à la rentrée ?

Le contrat d’apprentissage nécessite qu’un employeur accepte d’accueillir le jeune en formation ; or l’offre d’entreprises volontaires ne couvre pas toujours l’ensemble des candidats inscrits en CFA, notamment dans certains secteurs ou certaines régions.

Les aides à l'embauche d’apprentis sont-elles maintenues en 2026 ?

Le gouvernement affirme avoir sanctuarisé les crédits de l’apprentissage pour 2026 : l’aide versée aux petites entreprises reste inchangée, tandis que celle des grandes entreprises passe de 5 000 à 2 000 euros par contrat.

Pourquoi Régions de France critique-t-elle le financement de l’apprentissage ?

L’association, qui représente les conseils régionaux compétents en formation professionnelle, estime que l’État ne leur donne pas une visibilité budgétaire suffisante pour accompagner durablement la croissance de l’apprentissage sur leur territoire.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Hugo Berger
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