Le gouvernement vient de dévoiler la liste des 109 territoires d’électrification retenus pour accélérer la sortie du fioul et du gaz. Choisis parmi près de 200 candidatures, ces territoires concentrent plus de 6 000 communes et environ 14,8 millions d’habitants, avec une large majorité de zones rurales. Pour les foyers concernés, ce classement ouvre la porte à un accompagnement renforcé pour électrifier le chauffage, les transports et une partie de l’activité économique locale.
Un plan pensé pour les zones rurales
Selon le dossier de presse du ministère de la Transition écologique, 87 % des communes retenues correspondent à des habitats ruraux dispersés ou très dispersés, souvent moins bien desservis par les réseaux de chaleur collectifs ou le gaz de ville. C’est précisément cette fragilité qui a guidé la sélection : plutôt que de saupoudrer les aides sur tout le territoire, l’État concentre les moyens sur les zones où la bascule vers l’électricité est à la fois la plus nécessaire et la plus complexe à organiser.
Chaque territoire lauréat doit désormais construire une feuille de route pluriannuelle précisant ses objectifs, ses jalons annuels et les moyens humains mobilisés. Sa signature est attendue avant la fin de l’année. Les collectivités qui n’ont pas été retenues dans cette première vague ne sont pas exclues pour autant : le dispositif national reste accessible, mais sans l’accompagnement renforcé réservé aux 109 lauréats.
Deux priorités : les bornes de recharge et la sortie du fioul
Le plan détaille 22 mesures réparties entre le bâtiment, les transports, l’industrie et l’agriculture, mais deux objectifs concentrent l’essentiel des financements :
- Accélérer le déploiement des infrastructures de recharge pour les véhicules électriques, y compris dans les zones peu denses souvent délaissées par les opérateurs privés ;
- Sortir progressivement du fioul et du gaz pour le chauffage résidentiel et tertiaire, au profit de solutions électriques comme la pompe à chaleur.
Les 10 milliards d’euros mobilisés pour l’ensemble du plan proviennent des certificats d’économies d’énergie (CEE), et non du budget de l’État. Une partie de ces fonds pourra financer le remplacement d’une chaudière au fioul, un sujet déjà traité en détail dans notre article sur la mention France Rénov’ désormais obligatoire pour les professionnels de la rénovation.
Ce que ça change concrètement pour les habitants
Pour un foyer résidant dans l’une des communes sélectionnées, l’intérêt n’est pas un chèque individuel immédiat, mais un accès facilité à l’ingénierie et à l’accompagnement : diagnostic du logement, mise en relation avec des artisans qualifiés, information sur les aides déjà existantes. Cette logique rejoint celle décrite dans notre dossier sur l’essor de la climatisation chez les particuliers face aux épisodes de forte chaleur, où le bon équipement électrique dépend souvent d’un accompagnement technique en amont plutôt que d’une simple subvention.
Le plan s’inscrit aussi dans la dynamique plus large de développement des énergies renouvelables, éolien et solaire, qui accélèrent en France : davantage d’électricité verte produite localement rend la bascule vers le chauffage et les transports électriques plus cohérente sur le plan environnemental.
Comment savoir si sa commune est concernée
La liste complète des 109 territoires est consultable sur le site officiel du plan. Les collectivités intéressées peuvent aussi se rapprocher de leur intercommunalité ou de leur agence régionale de l’énergie, souvent chargée de relayer l’information localement. Les habitants n’ont pas de démarche individuelle à effectuer : c’est la collectivité qui pilote la feuille de route et sollicite, si besoin, les dispositifs nationaux (aides et financements, rénovation du bâti).
Questions fréquentes
Qui a sélectionné les 109 territoires ?
Le choix a été annoncé par le ministère de la Transition écologique, après examen de près de 200 candidatures déposées par des collectivités dans le cadre du plan national d’électrification.
Les aides sont-elles réservées aux 109 territoires retenus ?
Non. Les dispositifs nationaux de soutien à l’électrification restent ouverts à toutes les communes ; seul l’accompagnement renforcé (ingénierie, suivi personnalisé) est réservé aux territoires lauréats.
Le plan concerne-t-il uniquement le chauffage ?
Non, il couvre aussi la recharge des véhicules électriques, l’industrie et l’agriculture, avec 22 mesures au total, même si la sortie du fioul et du gaz pour le chauffage reste l’un des deux axes prioritaires.
Sources
- Ministère de la Transition écologique — Électrifions la France
- Franceinfo
- Connaissance des Énergies (AFP)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale